Comme bien des jeunes HPI, la répétition est ennuyante. En ce sens, Monsieur Précis est aussi « Monsieur Je sais »: « Pourquoi apprendre ça, je l’ai déjà fait et je le sais, je n’ai pas besoin de le pratiquer »!

Monsieur Précis a exprimé le désir de faire du karaté, comme Grand frère avant lui. Étant moi-même avancé en karaté et donnant déjà un coup de main à l’occasion au Sensei, j’ai eu l’opportunité de coacher mon fils HPI pendant ses cours. Ce fut une expérience enrichissante mais complexe.  Souvent, il se bloquait sur des techniques, et ma présence lui était d’un grand soutien. Mais je ne pouvais pas toujours lui consacrer toute mon attention, ce qui était frustrant pour lui comme pour moi. Je ne pouvais m’empêcher de me sentir impuissant face à son désarroi alors qu’il cessait de participer tout simplement.

À l’époque, nous ignorions complètement son haut potentiel et son anxiété. Nous le pensions simplement timide et peu enclin à attirer l’attention. 

Mon meilleur atout, c’était l’humour. Le rire était la clé pour le détendre et le mettre à l’aise. Mais avec le recul, je réalise que j’aurais pu l’accompagner différemment si j’avais connu ses spécificités.

Après l’évaluation de la neuropsychologie, j’ai continué à l’entraîner, mais les succès pour le faire pratiquer davantage ont été mitigés. La présence de ses amis l’aidait beaucoup, car il se sentait plus en confiance dans un environnement familier. Mais il a finalement arrêté le karaté. Qui sait, peut-être y reviendra-t-il un jour!

Papa

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