Lorsque la neuropsychologue nous a présenté l’évaluation de Petit frère, elle nous a dit qu’il avait beaucoup de plaisir et de facilité à résoudre les problèmes très complexes. Par exemple, elle lui a donné verbalement plusieurs nombres qu’il devait remettre en ordre croissant. Mais lorsqu’il a dû répondre à une question de base, c’est-à-dire répéter une séquence de chiffres en ordre croissant, il n’a pas très bien performé.
La docteure nous a expliqué que son cerveau répondait extrêmement bien aux situations qui demandaient énormément de compréhension et de réflexion, mais qu’il se désintéressait presque complètement des questions simples et normalement accessibles.
Ça peut faire sourire (ou sourciller), mais dans la vie de tous les jours, avoir un cerveau qui aime les choses compliquées, ça amène son lot de défis.
Voici quelques exemples:
- Ajouter des règles de plus en plus complexes à un jeu;
- Bloquer sur un exercice en français parce qu’il est persuadé qu’il ne comprend pas (alors que c’est simplement trop facile);
- Cesser rapidement des activités simples, car il s’ennuie;
- Détester tout ce qui est répétitif (ex. pratiquer des mouvements de karaté);
- Ne pas être un très bon coéquipier pour les travaux d’école, car il a besoin de complexifier les choses et d’aller toujours plus loin…
Ça amène régulièrement beaucoup de frustration, de la part de tout le monde!
À la maison, nous sommes habitués, mais dans les autres sphères de sa vie, cela peut causer des frictions. Petit frère se retrouve souvent seul pour faire les travaux scolaires ou quand il était au primaire, il arrivait qu’il soit exclu des jeux de groupe dans la cour d’école. Pourtant, il aime beaucoup participer à des activités avec d’autres jeunes, mais il se sent souvent un peu à part.
Nous avons bon espoir qu’en vieillissant et en élargissant ses horizons, il va trouver un équilibre qui va lui permettre de se sentir bien!
Maman et Papa
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